Fer à souder : choix du meilleur modèle électronique et comparatif

Le fer à souder est l’un des outils polyvalents que l’on retrouve dans plusieurs domaines. Il est très fréquent qu’il soit utilisé dans les milieux comme ceux de la conception de circuits imprimés et du modélisme, ce qui n’empêche pas les réparateurs d’appareils ménagers et les électroniciens d’avoir cet appareil parmi les incontournables. Et pour cause, ce dernier, comme son nom l’indique, sert à obtenir un brasage parfait de certains matériaux. Voici donc tout ce qu’il faut savoir sur cette miniature de la lampe à souder à gaz.

Le fer à souder : quelle est son utilité ?

Occasionnelle ou intensive, la fonction principale d’un fer à souder est de réaliser des soudures à l’étain sur des composants électroniques. Le but étant d’assurer la continuité électrique du circuit sur lequel on travaille. A cette fin, on pourra additionner au métal d’apport du plomb ou de l’argent distribué sous forme de bobines de fil de différents diamètres.

En grande majorité, les fers à souder sont branchés sur secteur grâce au câble électrique souple dont ils sont munis. Contrairement aux stations soudage, il n’est pas possible de régler la température sur les modèles standards. Cette dernière, dont dépend la qualité du brasage, oscille entre 370 et 460 °C tant que l’appareil est branché. Ce qui permet de faire fondre le fil à souder avec une fusion de l’ordre de 150° à 200 °C.

Au XXe siècle, un modèle de fer à souder était commercialisé. Simple, ce dernier était constitué d’une masse de cuivre rouge à laquelle est reliée une tige métallique finie par un manche de bois. Il fallait alors chauffer la masse dans un brasero afin de pouvoir réaliser les brasures à l’étain entre les plaques de zinc des toits. Aujourd’hui, ce fer a connu une nette évolution sans pour autant changer de forme.

Le fer à souder, qui devrait normalement être appelé fer à braser, est une version portative de la populaire lampe à souder. Cette dernière étant équipée d’un réservoir de gaz, d’une panne et d’un brûleur. Il s’agit en effet d’un appareil monobloc de forme allongée surmonté d’une panne et terminé par une prise de courant. On y retrouve également un système de chauffe pouvant fonctionner avec une résistance électrique ou au gaz.

Les différents types de fers à souder sur le marché

La différenciation des fers à souder se remarque au niveau du système de chauffe. En effet, malgré la disponibilité d’une large gamme de cet appareil, il n’existe que le fer à souder électrique et celui à gaz. Ce dernier, comme son nom l’indique, fonctionne avec du butane ou du propane. Pour ce faire, il est muni d’un brûleur à gaz qui permet d’obtenir une chaleur de 400 à 450 °C. Ce type est recommandé pour les travaux de zinguerie, de tôlerie nécessitant des pièces de grandes masses.

La deuxième catégorie regroupe tous les modèles généralement munis de pannes interchangeables et utilisant une résistance électrique. Il s’agit des appareils instantanés ou rapides d’une puissance courante de 100 watts et fonctionnant par pression sur la gâchette. Ils se présentent sous la forme d’un pistolet avec une lampe pour éclairer la zone à souder. Dans le lot, on retrouve aussi des versions plus lentes d’une puissance courante de 20 à 70 watts. Ce sont les plus utilisées en électricité et en électronique.

Fonctionnement et précautions lors de l’utilisation

Le fonctionnement du fer à souder est basé sur la panne, une pièce métallique qui permet de faire fondre les matériaux. En effet, la température produite lors du brasage est conférée par la panne en métal qui surmonte une pointe. Cette dernière, une fois en contact avec l’étain, permet de le fondre par fusion et d’enrober les composants afin de créer une liaison permanente. Ce qui pourra être vérifié après refroidissement de la soudure. On s’assurera au préalable de mettre le circuit en place de façon à ce qu’il ne bouge pas et de bien insérer le composant.

La brasure effectuée avec un fer à souder et un métal d’apport, sans être vraiment résistante à toute épreuve, assure un bon contact électrique. Pour donc la réussir, il existe plusieurs étapes à suivre dans l’ordre. Ainsi, il serait primordial de débarrasser les pièces à réunir de toutes impuretés avec une brasure autodécapante ou un produit décapant. On pensera ensuite à :

  • étamer la panne
  • la décaper avec de la pierre ammoniacale, la toile émeri ou la laine d’acier
  • l’essuyer le surplus d’étain avec un chiffon humide

Critères de choix d’un fer à souder de qualité

L’usage à en faire est le premier critère de choix d’un fer. En effet, il existe une très large sélection d’accessoires sur le marché. Pour ne donc pas investir inutilement, il est important de trouver le modèle qui cadrera avec vos besoins. On prendra alors en compte la puissance proposée et la température fournie. Et puisque la puissance en Watt est ce qui permet d’obtenir un brasage de qualité, il est recommandé de commencer par la recherche de la panne.

Le premier critère à vérifier sur une panne est le matériau avec lequel elle a été fabriquée. A cet effet, pour éviter la corrosion des pannes en cuivre, il est préférable d’opter pour celles faites d’alliage en couches. Ces dernières étant généralement enduites d’un revêtement protecteur optimisant leur durabilité dans le temps. A défaut, on pourra simplement s’arrêter sur les formats bon marché.

En fonction des travaux à réaliser avec le fer à souder, on s’intéressera à la forme de la tige. Ainsi en électronique, une panne fine de 0.5 mm en extrémité serait idéale pour les composants les plus petits. En électricité et ferblanterie, les pointes droites sont les plus recommandées pour les soudures courantes. Les pannes courbes pouvant être choisies pour les soudures en électricité, radio, TV. Pour plus de maniabilité, on pourra également préférer les mini fers à souder qui sont tout autant efficaces.

Les types de travaux à effectuer avec le fer à souder serviront de base de choix pour la puissance et la température nécessaires. Ainsi, pour réussir un travail délicat en électroniques, en bijouterie et en microtechnique, l’appareil doit fournir entre 15 et 40 watts. Il sera remplacé par un modèle offrant plus de 150 watts dans le cas de soudure à réaliser en plomberie. Et si par contre vous êtes sur de gros projets, il vous faudra une station de brasage thermostatée. Cette dernière proposant le réglage en température afin de pouvoir travailler tout type de matériau.

Les accessoires avec lesquels est livré le fer à braser entrent également en compte lors de l’achat. Ces derniers variant d’une marque à une autre, l’idéal serait de choisir simplement un kit de soudure.

Conseils pour bien entretenir son fer à souder

Comme tout autre outil, le fer de soudure doit être régulièrement entretenu. Dans le cas contraire, la tige commencera à s’abîmer et le changement de panne deviendra obligatoire. Ainsi, les pannes de qualité peuvent être simplement nettoyées avec une éponge humide contre un matériau abrasif pour les pannes bon marché. Toujours à cette fin, il existe des pattes à laver en mousse assortie à des éponges chères.

Les pannes de fer à souder pouvant atteindre de grande température, les travaux de soudure doivent être faits avec précaution. A cet effet, on veillera à :

  • utiliser un support pour éviter des accidents
  • porter des gants
  • avoir une pompe et d’une tresse à dessouder
  • s’équiper de pince coupante fine, de brosse
  • avoir à porter de main une lampe à souder et une loupe

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